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Live Reports

Published on March 25th, 2017 | by Yohann Hay

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CONAN  + DOWNFALL OF GAIA + HARK + HIGH FIGHTER @ Le Ferrailleur (Nantes, 21.03.17)

Quoi de mieux qu’une bonne grosse bûche pour célébrer l’arrivée du printemps? C’est sans doute ce qu’ont dû penser les gaillards de Garmonbozia en préparant la tournée de CONAN, DOWNFALL OF GAIA, HARK et HIGH FIGHTER. C’est ainsi qu’en ce mardi 21 mars, je me retrouve une fois de plus dans un Ferrailleur bien rempli pour un début de semaine. (PHOTOS : Meo)

Un barbu à droite, un chevelu à gauche, un grand sec à la basse, un rugbyman derrière les fûts, et une frontwoman charismatique : la recette de base d’un groupe qui marche ? On peut le penser en allant voir HIGH FIGHTER. Le premier titre donne le ton d’entrée de jeu : les teutons ne sont pas là pour enfiler des perles et envoient un stoner old school qui tabasse. Au fil des morceaux, on constate une bonne cohésion entre des musiciens égaux, et une chanteuse à la voix claire bien placée. Quelques passages bluesy, des gros riffs bien sentis et un son rappelant parfois Truckfighters. On est clairement sur du très bon niveau, surtout pour une première partie. On regrettera juste une voix criée qui lasse rapidement, et une absence totale de scénographie et de jeu de scène.

Changement d’ambiance avec les Gallois de HARK, qui viennent défendre leur album nouvellement sorti Machinations (et chroniqué ici). Avis aux amateurs de constructions rythmiques alambiquées : vous êtes tombés au bon endroit ! Les quatre lascars peuvent enchaîner une demi douzaine de riffs par morceau, souvent calés sur des tempos issus d’un esprit tordu. C’est déroutant, on se sent bousculé par la musique, mais avec HARK, c’est toujours maîtrisé : on n’est donc jamais perdus. Et ça permet de faire passer l’auditeur par un large spectre d’émotions, passant en 30 secondes d’un sludge lent et propice au headbang, à un stoner rock véloce et acéré. Technique, propre, en un mot efficace. Pour les petits veinards qui vont au Desertfest de Londres, ils sont en ouverture le dimanche.

“Papa, papa ! C’est quoi du post-black ?” T’en a de ces questions, sale gosse ! Tiens, écoute DOWNFALL OF GAIA et file dans ta chambre, tu te feras une idée. Encore que classer le groupe dans un seul style serait terriblement réducteur, tellement il brasse d’influences. Dès le début, on se fait secouer violemment par le duo basse/batterie, véritable rouleau compresseur. Les deux guitares remplissent harmonieusement le reste de l’espace sonore, pendant que les hurlements du chanteur viennent se noyer dans le mix général. On passe là aussi par plusieurs humeurs, des nappes de guitares planantes et atmosphérique aux riffs affutés qui percutent les tympans. Sans oublier des incursions pas déplaisantes du côté du sludge, et quelques murs de son bien dosés. Downfall of Gaïa, c’était un gros point d’interrogation au milieu de cette soirée stoner/doom, et force est de constater que le groupe avait sa place ici. Alors, bien sûr : il faut aimer quand ça blaste. Pour ceux que ça débecte, pas de panique ! Y’a Conan qui arrive après…

CONAN ! Qu’y a t-il de mieux dans la vie ?” À cette question, ce groupe pourrait répondre la même chose que le barbare légendaire dont il s’inspire. Le son de Belzebong était lourd ? Celui de Conan est pachydermique, écrasant. Le premier morceau alterne couplets et tempo rapide avec des refrains très lents, comme pour accompagner le spectateur vers le coeur de leur musique : la lenteur. À ce jeu, Conan repousse les limites. Un son abyssal, qui tire inexorablement vers le fond, tel un sous-marin sous pression. Une impression bien aidée par une lumière bleue enveloppante.  La basse est over saturée, accordée trèèèèès bas. La guitare ajoute ce qu’il faut de dissonance pour distiller une atmosphère bien glauque. Le public trouve sa place au milieu, entre le marteau et l’enclume. En dehors de quelques passages chantés, franchement dispensables, le trio de Liverpool assure donc un très bon live.

Quatre groupes sur un même plateau ? Un défi compliqué si on veut que tous puissent s’exprimer. Défi relevé avec succès par Garmonbozia, qui a aligné ce soir là quatre groupes de qualité pour une soirée bien orchestrée. Chapeau !

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Yohann Hay

Paisible développeur le jour, il se transforme la nuit venue pour parcourir la ville de Nantes, à la recherche de concerts. Jamais sa soif de décibels ne se tarit.



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