Ben Ward d’ORANGE GOBLIN fait le point sur cette année de folie… et la suite.

Written by Interview

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ORANGE GOBLIN est un groupe légendaire. Ces mecs sont un peu les Motörhead du stoner metal (et pas seulement parce qu’ils viennent du même coin). Depuis 16 ans, ils font partie de ces formations piliers qui, repoussant toujours plus loin le sens du mot “heavy”, apportent une musicalité et une créativité singulières à leur son, tout en parvenant à réveiller les instincts les plus primaires du métalleux. Après une longue pause loin des studios, ORANGE GOBLIN a enfin sorti “A Eulogy For The Damned” en janvier 2012, lequel apparaît être l’un des meilleurs, sinon LE MEILLEUR album de l’année. Et cet automne, ils se sont lancés dans une tournée internationale, donc ouais : on peut clairement affirmer que le groupe est de retour pour de bon. Il est grandement temps de faire le point avec le leader charismatique du groupe, BEN WARD, pour découvrir ce qu’ils nous réservent pour la suite…

 

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Tout d’abord, comment se sont passées les dates anglaises avec DOWN ? Ça a certainement dû vous donner un bon coup de fouet pour le démarrage de cette tournée automnale… Jouer à domicile avec l’un des groupes les plus respectés du métal. 
C’était super. Tourner avec un groupe aussi influent que Down, c’est un peu comme un rêve qui s’est réalisé. On est de grands fans depuis leur premier album, et bien qu’on se connaisse depuis quelques années maintenant, on avait encore jamais tourné avec eux. Les trois concerts étaient super, et les gars de Down étaient aux petits soins et nous ont témoigné beaucoup de respect. Ils sont tellement professionnels, ils méritent vraiment leur succès. L’année a été très fructueuse pour Orange Goblin, et c’était la meilleure façon de la terminer !

La sortie de “A Eulogy For The Damned” a été repoussé à maintes reprises, mais ça valait vraiment le coup d’attendre. Pourtant, on dirait que vous n’avez pas eu besoin de beaucoup de temps pour l’enregistrer. Dans quelles conditions avez-vous composé et enregistré cet album ? 
Eh bien, on avait pas commencé pas mal de compos ces dernières années, mais on n’avait jamais pris le temps de les terminer et de les enregistrer, car les vies privées de chacun l’empêchaient. Après notre tournée américaine en 2011, on s’est dit qu’il était temps de se poser pour les travailler, et à la fin du mois de novembre 2011, elles étaient prêtes. Pour moi, c’est notre meilleur album, et il a aussi le meilleur son. Je pense que sur “A Eulogy for The Damned”, notre composition et même sûrement notre jeu se sont améliorés.  On a bossé pendant 18 jours, le tout étalé sur 9 week-ends, ce qui nous a permis de prendre du recul sur l’album, de rentrer chez nous et pouvoir réfléchir à ce qui lui manquait. Ça été une très bonne façon de bosser, et le producteur Jamie Dodd a vraiment fait un super boulot.

Maintenant, parlons de la musique elle-même. Quel type d’univers avez-vous voulu amener cette fois-ci ? J’imagine que votre univers lyrical est toujours beaucoup inspiré par toute la culture horreur et son imaginaire…
Musicalement, je pense que les gars amènent juste leurs influences préférées, puis les mettent en commun pour créer “le son Orange Goblin”. On ne s’est pas mis en tête de lui donner un son spécifique. Normalement, Joe et Chris ramènent une idée sur le tapis, puis on bosse tous ensemble sur la structure et la finalisation du morceau. Martyn a beaucoup composé sur cet album, ça a donc été un vrai travail d’équipe. Au niveau des textes, je voulais me faire plaisir : c’est ce que j’ai fait. Sur le dernier album, je m’étais limité parce que c’était plus ou moins un album concept, mais cette fois j’ai écrit par rapport aux livres que j’avais lu, aux films que j’avais vu, et à peu près tout ce que j’aime et qui me tient à coeur. Les textes sont une forme d’échappatoire, l’imaginaire est un bon moyen de prendre le large de la vie ordinaire. Les autres me laissent gérer ça.

Vous allez tourner en Grande Bretagne, puis aux antipodes pour une poignée de concerts en Australie… Quelles sont vos attentes sur cette tournée ? 
Ouaip, la tournée commence fin janvier jusqu’à mi-février, avant qu’on décolle pour le Soundwave Festival en Australie. C’est la première fois qu’on joue là-bas, et c’est vraiment cool qu’on puisse en être, avec tous ces groupes comme Metallica, Slayer, Anthrax, Kyuss Lives!, Ghost, Red Fang et plein d’autres. On jouera aussi quelques plus petits shows en salles, avant de partir aux States pour une tournée de sept semaines. Après ça, on rentrera pour une tournée européenne, avant de repartir aux États-Unis. L’année s’annonce chargée, mais on va s’éclater !

Vous commencez à manquer au continent ! On aimerait bien savoir quand est-ce qu’on aura enfin la chance de vous revoir ici bas…
Comme je disais, l’été prochain sera consacré à la tournée dans toute l’Europe eu aux festivals. On veut être sûrs d’oublier personne, parce qu’on se sent un peu coupables d’avoir manqué certains pays dans le passé.

L’année dernière, vous étiez la tête d’affiche du premier Desertfest à Londres, qui est un tout nouveau festival autour des musiques stoner. Tu penses quoi d’un tel festival, comparé au Roadburn ou au Hellfest, où vous avez aussi joué ? 
C’est super ! Tout le monde dans cette scène sait que le Roadburn et le Hellfest sont probablement les deux meilleurs festivals sur Terre, mais lentement et sûrement, les mecs du Desertfest font grandir leur fest dans ce sens, donc c’est vraiment génial que ça se passe à deux pas de la maison, à Londres. S’ils continuent à programmer le genre de gros groupes qu’ils ont fait jouer l’année dernière, alors ça va décoller et devenir une autre super vitrine pour ce genre de musique !

Le dernier split EP que vous avez sorti remonte à 12 ans avec Alabama Thunderpussy. Est-ce que vous avez prévu d’enregistrer quelque chose sous peu ? 
Pas vraiment, on a déjà assez de mal à écrire pour les albums, donc on a pas d’enregistrements extra qui traînent. Bien sûr, ce genre de truc marche bien pour te faire un nom, et ça fait aussi toujours plaisir aux fans, mais on a rien de prévu pour le moment.

Dernière question : qu’est ce que que tu aimes écouter en ce moment et que tu voudrais recommander aux lecteurs du blog ?  
En fait, j’écoute pas tellement de trucs nouveaux, je préfère les trucs plus 70’s ou du début des 80’s. Mais parmi mes albums préférés sortis cette année, on peut compter le dernier Baroness, High on Fire, Winterfylleth, Turbonegro, Kiss, Grand Magus et ce groupe qui s’appelle Mount Carmel.

Merci pour ton temps Ben, on vous attend avec impatience en France !
Merci pour cette interview, on a hâte de venir vous voir cet été !

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Last modified: 16 octobre 2013