Chroniques

Published on November 25th, 2017 | by Lord Pierro

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IRON MONKEY “9-13” (Relapse Records 2017)

Avertissement : cette chronique (et surtout cet album) risquent de balayer votre conception musicale de la lourdeur et de la violence. Si vous êtes prêts, mettez le son à fond et poursuivez la lecture. Sinon, je ne sais pas ce que vous faites encore là…

IRON MONKEY donc, ou le retour des pionniers du sludge britannique. Ou devrais-je plutôt dire, la descente sur la civilisation décadente du fléau destructeur qu’elle a engendré, afin de s’autodétruire. Réduit au silence suite à la disparition de son chanteur originel, Iron Monkey n’avait plus donné signe de vie depuis 18 ans. À l’époque de leur deuxième et alors dernier album, combien d’entre vous aviez écouté ce groupe ? Pas grand monde, n’est-ce pas ! Moi qui vivais en Angleterre à ce moment-là, je n’étais pas prêt à encaisser ce son et cette violence.

Alors pourquoi une reformation et un retour ? J’entends les haters et les discussions de comptoirs débattre sur l’intérêt ou la légitimité d’une reformation et d’un nouvel album, les pseudo-arguments sur le besoin de thunes, etc. Vous savez quoi ? Prenez donc une corde et foutez-nous la paix une bonne fois pour toute ! Iron Monkey est de retour parce que nous en avons besoin ! À force de voir des millions de groupes sans inspiration copier à n’en plus finir leurs influences, et donc décevoir, il était temps de remettre les pendules à l’heure.

9-13 est un condensé de brutalité vocale (à ce stade on ne peut parler de chant) qui s’appuie sur des rythmiques rapides façon hardcore (l’introductif “Crown of Electrodes” va vous envoyer contre le mur direct) et un groove à faire pâlir la scène de NOLA (jamais vous ne vous remettrez de la rythmique de “Toadcrucifier – R.I.P.PER” !). Résultat, vous prenez dans la tronche un terror-sludge qui vous attrape et vous balance dans le pit, et vous n’avez alors d’autre choix que de laisser vos instincts bestiaux prendre le dessus pour survivre à cette folie ambiante que représente le monde en décrépitude qui nous entoure, vous jetant à corps perdu dans cet assaut sonore. Vous pensiez quoi, que ce serait un album faisant une ode aux plantes vertes ? Pauvres fous que vous êtes ! Jim Rushby hurle sa haine et transforme le Singe de Fer en destructeur des Mondes, plongeant dans le chaos tous ceux qui écouteront 9-13, déchaînant leur colère sur cette société qui nous aliène, la réduisant en poussière, l’annihilation totale étant la seule issue possible une fois l’animal lâché.

Et vous savez quoi ? J’adore ça ! La lourdeur, les hurlements, le groove, la violence, l’énergie débordante, le chaos. Aucun, je répète A-U-C-U-N groupe actuel ne peut rivaliser et serait ridicule si j’osais citer des noms. Pourquoi ? Parce qu’aucun groupe n’est aussi sincère, désespéré et sans attente que Iron Monkey, les vrais prophètes de la colère. Si vous avez survécu à l’écoute de l’albumn c’est que vous avez compris 9-13 (ou êtes salement maso… ou les deux).

ARTISTE : IRON MONKEY
ALBUM : “9-13”
DATE DE SORTIE : 20 octobre 2017
LABEL : Relapse Records
GENRE : Sludge metal originel
MORE: Facebook / Bandcamp

 

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About the Author

Lord Pierro

Tombé dans le stoner il y a 20 ans, j’essaie de partager mes coups de cœurs musicaux, aussi bien sur album qu’en concert. Mot d’ordre : spread the fuzz ! Avec une bonne bière, bien sûr !



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