QOTSA. Josh Homme. Mark « Uptown Funk » Ronson...." /> QUEENS OF THE STONE AGE “Villains” (Matador 2017) – The Heavy Chronicles


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Published on September 11th, 2017 | by Yannick K.

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QUEENS OF THE STONE AGE “Villains” (Matador 2017)

QOTSA. Josh Homme. Mark « Uptown Funk » Ronson. Enough said: haters gonna hate. Even before hearing the first notes of “The Way You used To Do”, fans of the Songs For The Deaf era curse this odd wedding, while respected and respectable medias hail genius. Since then, you’ve probably read everything about this hot topic, and were asked to choose your side regarding those Villains: either you’re a stoner rock die hard (and will sound like a cold fish) or you belong to the trendy avant-garde side of the force (in which case, you’re a sellout). So what?

But first, allow me to play devil’s advocate. Fans from the outset who reproach Josh Homme with his foray into pop music (boohoo, shame!) don’t really get the man. He has never hidden his intentions of making danceable music, and has started sprinkling his songs with pop gimmicks since Songs For The Deaf. His recent collaborations with the likes of UNKLE, Primal Scream, Peaches, his wife Brody Dalle or even Lady Gaga (who’s produced by Mark Ronson) are here to prove it. Putting him on the forefront of a whole music genre he has certainly helped become popular, would be the best way to underestimate him. 

From another collaboration, this time with Iggy Pop, Josh Homme gave birth to one of the biggest rock records of 2016, as well as being a great legacy of the Godfather’s prolific career. The nurturing shadow of pygmalion David Bowie – another genius and music transformist – also haunts this record. In the style of Iggy renouncing the sloughing from Godfather of Punk to originator of the Cold Wave movement alongside the Thin White Duke during their Berlin Era, Josh Homme has slowly left the desert behind and gave way to convoluted arrangements, cold synth strings, and insidious guitars. 

This way, the previous experience has presumedly fed QOTSA‘s creativity and led them to dare eve-ry-thing. So what came out of this? On Daft Punk’s « Robot Rock », Ginger Elvis warbles as never before with his smooth vocals, pushing the pop trick on any occasion and borrowing from Bowie’s Berlin Trilogy while bringing back the fire of yesteryear through sharp and frantic riffs. The Homme/Ronson team works at full blast. We’re close to another (feel good) hit of the summer with « The Way You Used Do » and its outrageous claps. In that, working with Mark Ronson turned out to be sagacious in order to avoid tackiness, or worse, overdose. 

Yet everything in this album isn’t as groundbreaking as they claimed it to be. Structure-wise, Villains remains a hardline QOTSA record. Some songs could fit in Era Vulgaris or Lullabies to Paralyze (“Domesticated Animals”, “The Evil Has Landed”). It’s only in its form that the album shows an evolution, with the massive use of synthetizers (“Un-Reborn Again”), sharp yet epilepsy-inducing entangled riffs, and multiple choirs. Change everything, change nothing.

Unfortunately, Villains sounds more like a display of multi-instrumental skills than a thrilling record in its whole. Blame a mastering inherent to a producer like Mark Ronson. It’s too plain: they traded off the organic chemistry for a synthetic processing that sterilizes all emotion. You don’t get bored and it’s not a bad record per se, and paradoxically, these robotic turbines actually are the driving force behind all this. But the fire isn’t here. 

Risky bet, you’d say? In the eyes of their fanbase (seemingly stuck in 2002), it was. Regarding boldness and originality, we’ll pass. But please, let the man create. With  such a music fiend at the helm, be sure we’ll be treated to a few other timeless gems and once again, we’ll be able to hail Rock renewal. 

ARTIST: Queens Of The Stone Age
ALBUM: “Villains”
RELEASED: 25th August 2017
LABEL: Matador Records
GENRE: Rock / Homme Pop
MORE: Facebook / Website 

QOTSA. Josh Homme. Mark « Uptown Funk » Ronson. Tout était dit. Haters gonna hate. Avant même les premières notes du trailer du single, les aficionados du rouquin période Songs For The Deaf maudissaient ce mariage contre-nature, tandis que les médias respectés et respectables criaient déjà au génie. Depuis, vous avez très certainement tout lu à ce sujet et avez été sommés lors de vos dîners mondains de choisir votre camp au sujet de Villains : celui des conservateurs stoner (au risque de passer pour un pisse-froid) ou des néo-avant-gardistes branchouilles (au risque de passer pour un vendu). Alors quoi ?

Tout d’abord permettez-moi de me faire l’avocat du diable. Les fans « de la première heure » qui reprochent à Josh Homme son incursion dans la Pop (bouh, quel mot affreux !) n’ont rien compris au personnage. Il ne s’est jamais caché de vouloir faire de la musique dansante et, depuis Songs For The Deaf, il saupoudre régulièrement ses titres de gimmicks pop. Ses récentes collaborations avec des artistes comme UNKLE, Primal Scream, Peaches, son épouse Brody Dalle ou … Lady Gaga (produite par Mark Ronson, tiens donc !) sont encore là pour le prouver. Lui attribuer la couronne d’un mouvement musical qu’il a certes contribué à populariser, serait la meilleure façon de l’accabler.

D’une autre collaboration par contre, avec Iggy Pop cette fois, Josh Homme a donné naissance à l’un des plus beaux disques de rock de 2016 et accessoirement le meilleur testament de la prolifique carrière de l’Iguane. L’ombre bienfaisante de son pygmalion, David Bowie, autre génie et transformiste musical hantait ce disque. À la manière d’un Iggy répudiant sa mue de Godfather of Punk pour poser les bases de la Cold Wave avec le Thin White Duke lors de leur « Berlin Era », Josh Homme délaisse peu à peu le désert pour laisser place aux arrangements alambiqués, aux nappes de clavier froides et aux guitares trompeuses.

Ainsi, cette expérience aurait nourri la créativité des QOTSA et poussé à tout oser. Alors ça donne quoi ? Sur des rocks robotiques, façon « Robot Rock » de Daft Punk, le Ginger Elvis, de sa voix suave, roucoule mieux que jamais, colle des gimmicks pop à tout va, emprunte à Bowie (justement de sa Berlin Trilogy) tout en piochant dans sa fougue d’antan avec ses riffs tranchants et frénétiques. Le binôme Homme/Ronson fonctionne à plein tube. On frôle la réécriture d’un hit de l’été avec « The Way You used Do » et ses Handclaps à outrance. En cela le choix de Mark Ronson, pourrait s’avérer judicieux pour éviter que l’ensemble sonne kitch voire carrément indigeste.

Mais tout le disque n’est pas aussi révolutionnaire que l’on souhaite vous le vendre. Dans sa structure, Villains reste avant tout un album de QOTSA pur jus. Certains titres auraient toute leur place dans Era Vulgaris voire Lullabies to Paralyze (“Domesticated Animals”, “The Evil Has Landed”). Ce n’est que dans sa forme qu’il varie, avec l’utilisation massive de synthé (“Un-Reborn Again”), d’un entremêlement de guitares à la fois aiguisées et épileptiques ou encore de multiples chœurs. Tout changer pour que rien ne change…

Malheureusement, l’édifice ressemble plus à un étalement de compétences multi-instrumentales qu’à un disque exaltant. La faute au traitement inhérent à la participation d’un producteur de ce type. C’est trop lisse : l’organique est mis de côté au profit d’un conditionnement synthétique aseptisant toute émotion. On ne s’ennuie pas réellement, ce n’est pas un mauvais disque en soi, et ce sont paradoxalement les turbines robotiques qui portent le disque, mais le feu n’y est pas.

Pari risqué diront certains. Aux yeux de la fanbase coincée en 2002, certainement. Pour l’audace et l’originalité, on reviendra. Mais de grâce, laissez l’homme s’exprimer. Avec un tel passionné de musique, nous aurons encore droit à quelques pépites intemporelles et on pourra, à nouveau, crier au renouveau du Rock.

ARTISTE : Queens Of The Stone Age
ALBUM : “Villains”
DATE DE SORTIE : 25 août 2017
LABEL : Matador Records
GENRE : Rock / Pop hommesque
MORE : Facebook / Site web 

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Yannick K.

Fait le grand écart entre kung fu old school et le rock sous toutes ses formes. Pense que Dieu serait tellement plus crédible (et badass) si c'était Iggy en disciple shaolin maniant aussi bien le nunchaku que la six cordes. En attendant il prêche pour THC.



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