DESERTFEST LONDON 2017 ..." /> DESERTFEST LONDON 2017 Report – Jour 1 – The Heavy Chronicles


Live Reports

Published on May 16th, 2017 | by Beeho

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DESERTFEST LONDON 2017 Report – Jour 1

C’est l’heure du DESERTFEST LONDON 2017 à Camden Town ! Trois jours à se faire bien plus de pintes que de concerts, crier pour se faire comprendre des barmans du Black Heart, vénérer Reece Tee et Jake Farey pour avoir programmé les groupes heavy les plus inattendus de la terre, et engloutir beaucoup trop de junk food. Même programme que l’année dernière, on dirait ? Cool ! C’est exactement comme ça que ça devrait se passer. (PHOTOS : Gloomy Lights Photos)

Le supergroupe londonien GRAVE LINES lance les hostilités devant une foule décente au coeur de l’antre des antres, l’Underworld, distillant leur doom misanthrope et macabre. On notera la grandiloquence décalée de Julia Owen aux fûts, les riffs gargantuesques d’Ollie Irongian au top de son art, sans oublier les vocalises rugueuses de Jake Harding sur des morceaux tels que “Extinction Pill”. En somme, le groupe idéal pour démarrer ce week-end d’assauts sonores.

Pendant ce temps au Black Heart, BLOWN OUT donne de la bûche à tout va, conforme à la “promesse produit” : un heavy psyché instrumental au sommet du cool, et perché à en crever. Mais est-ce donc Mike Vest en chemise à froufrous que l’on distingue derrière cette épaisse couche de fumée ? Il semblerait bien, et ce nouveau projet avec des membres de Pigs Pigs Pigs Pigs Pigs Pigs Pigs atteint la stratosphère sur chaque riff, et chaque note s’étendant à l’infini, toujours plus près des étoiles. En cousins heavy d’Amon Düül, Hawkwind et Bong, Blown Out nous en donnent pour notre argent, tandis que l’étage du Black Heart devient moite à souhait.

Comptez sur les dieux du fuzz grec 1000MODS pour transformer un Electric Ballroom bondé en teuf géante, à base de grooves sableux et de riffs à remous. Labros, leur batteur, joue comme si sa vie en dépendait, alors qu’explosent les hymnes à la Kyuss “Above179” et “Road to Burn” à en faire trembler les rues bétonnées de Camden High Street. Le super quatuor poursuit sa route, et je ne peux m’empêcher de trouver leur stoner rock un peu désuet, tandis que les riffs de “Loose” continuent de vibrer dans la nuit.

Il y a des groupes comme ça, qui sont bien trop bons pour se cantonner éternellement à l’underground, et les maîtres du psyché-stoner-thrash-gospel-punk-tribal londonien VODUN sont clairement de ceux-là. Leur mixture puissante de musique afro, lyrics féministes, riffs stoner-doomisants et cette soul à vous en déchirer les tripes prend toute son ampleur devant un Underworld plein à craquer. Ogoun est à n’en pas douter l’une des batteuses les plus agressives et carrées de la scène live actuelle, mais c’est sans compter sur les riffs scandaleusement punk metal de Marassa et le chant délicieusement enveloppant d’Oya. Vodun placent la barre très haut en terme de qualité et d’originalité. Un groupe difficile à égaler, complètement unique, vous pouvez y aller les yeux fermer.

Vous aimez le fuzz ? Les riffs ? Kyuss ? Alors préparez vous à perdre la boule pour le reste de la soirée ! C’est l’heure de votre dose de gras et de protéines avec les emblématiques STEAK. Les nuques se délient avec ferveur sur “Liquid Gold” et les nouveaux titres de No God To Save, Reece ressuscite des riffs d’un âge lointain mais toujours présent dans nos têtes, et Kippa au micro enchaine les refrains de sa voix profonde. Une virée au crépuscule dans le désert ? Mais oui…  

Des lignes de basses vrombissantes ? Un accent scandinave à tomber ? Du jean, du jean, et encore du jean ? Il n’y a que LOWRIDER pour faire décoller l’Electric Ballroom tout entier ! Le groupe démarre avec une solide interprétation de “Caravan”, et creuse le sillon avec une flopée de nouveaux morceaux. Le quatuor récemment reformé (il était temps !) déchaine rythmes et riffs à tout va dans l’enceinte du Ballroom, devant un parterre de convertis ovationnant littéralement leurs hymnes stoner grass et écrasants. Le set de Lowrider offre un combo triomphant de classiques tirés de Ode to Io et de nouvelles odes crépitantes, avec à la clé encore plus de fuzz, de guitares saturées qu’il soit humainement concevable. Bien sûr.

SLO BURN débarquent en héros sous les lights plongeantes de la scène du Ballroom. Ça fait toujours bizarre de se dire que la tête d’affiche du festival est un groupe qui – bien que son frontman John Garcia n’ait plus rien à prouver de par son activité au sein de Kyuss, Unida, Hermano et ses divers projets solos – n’ait en fait jamais sorti plus qu’un EP (Amusing the Amazing, qui date quand même de 1997) ou même foulé une scène depuis des lustres. Mais ça n’a plus d’importance, parce que ce soir, la perspective d’entendre ces hits du désert a quelque chose de franchement excitant pour pas mal d’entre nous. Le lineup originel fait son entrée sur “Muezli”, et le Ballroom implose en un flot de headbang, de bière, d’extase stoner, et de toujours plus de bière. Il faut l’avouer : Garcia est en grande forme ce soir, et avec Chris Gale à la gratte, Damon Garrison à la basse et Brady Haughton aux fûts de nouveau réunis, on tient là le haut du panier

“The Prizefighter” est lancé sous un tonnerre d’applaudissements (mérité), et puis c’est tellement délectable d’entendre des raretés comme “Snake Hips”, “Cactus Jumper” et “Positiva” avec le timbre si spécial de Garcia, rien à voir avec ces versions 128kb trainant sur Youtube. Tout ce qui compte au final, c’est le roulement de tambour, le refrain trainant si entrainant de “July”, et des riffs lancés à pleine vitesse quand le rappel montre le bout de son nez, et… “I SAID A PILOT, A PILOT ! I SAID A PILOT THE DUNE !” Le Ballroom pète un cable sous l’effet du hit ultime de Slo Burn,et d’un John Garcia qui règne en maître sur la scène du Desertfest, triomphant..

En attendant de se délecter d’une nouvelle tournée de classiques desert rock offerts par le patron, une question me taraude : le Desertfest ne vient-il juste pas d’atteindre – du moins sonorement parlant – sa destination légitime de Palm Desert dans le milieu des années 90 ? Clairement. Mon autre interrogation : on va au pub ? Oh oui ! Black Heart ? On se retrouve là-bas !

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Beeho

Founder and editor of The Heavy Chronicles since 2010. Likes to turn into a complete freak once in the pit. Loud music and beer is my motto.



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