Seaweed, ou la chronique à froid. Le troisième album des..." /> DEMONIC DEATH JUDGE “Seaweed” (Suicide Records 2017) – The Heavy Chronicles


Chroniques

Published on March 12th, 2017 | by Lord Pierro

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DEMONIC DEATH JUDGE “Seaweed” (Suicide Records 2017)

Seaweed, ou la chronique à froid. Le troisième album des finlandais DEMONIC DEATH JUDGE est sorti depuis quasiment deux mois et pour faire une chronique objective sans s’enflammer, il fallait bien ça. Pourquoi ? Pour éviter les poncifs du style “l’album de la maturité” ou “tournant de leur carrière musicale”, par exemple. Et aussi parce qu’en tant que fan de la première heure (merci Stonerbixxx), j’ai toujours du mal à être objectif au moment de la sortie d’un excellent album.

 

DEMONIC DEATH JUDGE est un groupe peu connu en France, malgré déjà huit ans d’existence. La faute à des tournées qui ne sortent guère de la Scandinavie, exception faite des Doomed Gatherings l’an dernier à Paris (que les chanceux qui les ont vu ne remuent pas le couteau dans la plaie, merci). Les Finlandais continuent leur travail de sape pour conquérir le monde (du fuzz, au moins) avec ce Seaweed qui confirme leur style si caractéristique : entre riffs stoner, pesanteur du son que l’on qualifierait trop aisément de sludge et la voix, que dis-je, les hurlements de Jaakko à rendre jaloux des groupes plus extrêmes. DDJ créent une atmosphère profondément éthérée tout au long de leurs morceaux, sans jamais lâcher l’auditeur, envouté par une batterie qui sait se faire aussi discrète qu’indispensable.

Seaweed est un album inspiré par un environnement en phase de destruction. Le morceau “Taxbear”, qui ouvre l’album, est une salve de plomb qui saute aux oreilles et explose littéralement tel une éruption sous-marine. Ce morceau fait parfaitement le lien avec leur précédent album (et pure merveille) Skygods, mais ce passage de témoin laisse place à un titre bien plus stoner, plein de groove, et certainement le plus abordable pour les néophytes : “Heavy Chase”.

La puissance de DEMONIC DEATH JUDGE prend tout son sens à partir du titre éponyme, “Seaweed”. Après une intro légère et aérienne, l’ambiance se fait plus sombre, plus lourde, le son plus massif, avec un duo guitare/basse que l’on pourrait retrouver dans les compos de groupes plus “légers” et fuzzés. Mais ce qui démarque surtout DDJ, c’est cette voix. D’une puissance rare, hurlée des tréfonds d’un abysse humain, elle vous prend et vous transporte, au rythme groovy de la batterie. Si “Seaweed”, le morceau, me fait énormément penser à leur premier EP Kneel, ça n’est certainement pas dû à un manque d’inspiration du groupe, mais plutôt que leur marque de fabrique est désormais bien établie. L’instrumental “Cavity” est une courte bouffée d’oxygène, avant de repartir dans un déluge de bûches (“Backwoods”, avec banjo et cowbell) et un final des plus hallucinogène (l’ivresse des profondeurs certainement) avec “Pure Cold”, “Saturnday” et le final “Peninkulma”.

Vous l’aurez compris, DEMONIC DEATH JUDGE vient de marquer ce début d’année avec un album qui est sans conteste l’un des meilleurs au rayon pur gras. Seaweed, approved by the Lord.

ARTISTE : Demonic Death Judge
ALBUM : “Seaweed
DATE DE SORTIE : 13 janvier 2017
LABEL : Suicide Records
GENRE : Stoner / sludge metal
MORE : Facebook / Bandcamp / Suicide Records

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Lord Pierro

Tombé dans le stoner il y a 20 ans, j’essaie de partager mes coups de cœurs musicaux, aussi bien sur album qu'en concert. Mot d’ordre : spread the fuzz ! Avec une bonne bière, bien sûr !



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