Ces albums qui ont fait de 2013 une année meilleure

BeehoWritten by Chroniques

Les traditions ont la vie dure, impossible donc de faire l’impasse sur le best-of de fin d’année ! Pour The Heavy Chronicles, 2013 a plus été marqué par la découverte de talents émergents que le grand retour de formations mythiques comme Black Sabbath, Queens Of The Stone Age ou Alice In Chains. De ce fait, l’impression mitigée laissée par ces derniers a très vite été balayée par la sortie d’albums foudroyants, ainsi que d’une poignée de projets plus que réjouissants (dont certains déjà chroniqués dans nos pages). Un excellent millésime pour le stoner, le rock et le doom que 2013 : la preuve avec cette liste non exhaustive des albums les plus cool sortis cette année.

 

★ TOP 3 ABSOLU ★

Meilleur album stoner : SAMSARA BLUES EXPERIMENT « Waiting For The Flood » (chronique)
Meilleur album rock : CLUTCH « Earth Rocker » (chronique)
Meilleur album doom : LUMBAR « The First and Last Days of Unwelcome » (chronique)

★ ABOVE THE SMOKY MOUNTAINS ★

EARTHLESS « From The Ages » (Tee Pee Records) 

Rares sont les groupes dont la musique foudroie dès la première écoute. Et lorsque cette décharge musicale vous emplit le coeur et le corps de pure allégresse, d’émotion, d’excitation (tout ça en même temps), alors vous pouvez être sûr que vous avez touché le gros lot. Dans mon esprit de stonehead, Earthless est de ces noms qui sont gage de qualité. Avec ce troisième opus, le groupe explore les confins (s’il en a) de son blues cosmique et donne tout, le temps de quatre jams incroyables. Comme à son habitude, ce ne sont pas des « chansons » que le trio de San Diego nous offre, mais de véritables odyssées spatio-temporelles, de la matière pour l’esprit et les oreilles. Quand « Violence Of The Red Sea » enflamme votre corps et vous donne des envies de swing, « Uluru Rock » vous traine dans la sombre poussière du cosmos, à la façon de leur mythique « Lost In The Cold Sun ». Nul besoin de préciser que le morceau éponyme de trente minutes est l’apothéose sonore de cette galette incroyable, la guitare d’Isaiah Mitchell déversant mille et un solos sur les rythmiques effrénés de Mario Rubalcaba, le tout prenant une tournure orientale délicieuse. « From The Ages » est fou, démesuré, et comme l’univers, ses possibilités sont infinies. Les voies de ce dernier nous sont désormais ouvertes, on pourra dire sans gêne qu’Earthless a donné lieu au big-bang rock de cette année 2013.

En écoute : https://soundcloud.com/tee-pee-records/earthless-violence-of-the-red

BLACK PYRAMID « Adversarial » (Hydro-Phonic Records)

Après avoir été témoin de la sublime et percutante performance de Black Pyramid au dernier Hellfest, leur dernier album est rapidement devenu la bande-son de mon quotidien. Bouleversant de puissance et de justesse, « Adversarial » est aussi court qu’extrêmement efficace : un ravissement pour tout chroniqueur. Plus que jamais, l’ombre de Sleep plane au-dessus des créations du groupe, même si Black Pyramid se plait à nous faire traverser – à sa façon – des déserts et océans de riffs tous plus épiques et addictifs les uns que les autres. Preuve en est avec « Issus », dont vous n’arriverez plus à vous enlever le riff principal de la tête, et dont la cadence infernale rappellerait presque du The Sword à l’ancienne (NB : je ne prends aucune drogue). Et si vous n’êtes toujours pas convaincu, écoutez juste « Aphelion » – le doom US dans toute sa gloire – ou l’émouvant « Onyx & Obsidian »… Le départ d’Andy Beresky n’a en rien été affecté le potentiel riffique et vocal du groupe, ce vieux loup à la voix graveleuse de Darryl Shepard assurant de façon impériale sur tous les plans (le reste étant toujours tenu de main ferme par ces monstres de groove que sont Dave Gein et Clay Neely). Peu importe les étiquettes stoner ou doom que l’on peut leur coller, car ce qui compte le plus au final, c’est que la magnitude provoquée par leur son dévastateur reste au delà de 9 sur l’échelle de Riffster

En écoute : http://youtu.be/GEh9xy-IQio

BLAAK HEAT SHUJAA “The Edge Of An Era” (Tee Pee Records)

Lorsqu’il s’agit de psychédélisme – je veux dire, le vrai, celui qui file des visions les yeux grands ouverts et à jeun, celui qui vous enrobe, vous avale, vous envoûte – peu nombreux sont les prétendants au titre qui arrivent à foutre une claque à votre subconscient, comme le font si bien Blaak Heat Shujaa. Et si ce deuxième album des Californiens (d’adoption) sorti chez Tee Pee Records a reçu autant de critiques positives, c’est parce qu’il est proche de la perfection. Ce sable dans vos oreilles n’est pas le fruit de votre imagination, car c’est bien dans le désert, au Sanctuary du génie aux pieds nus Scott Reeder que l’album a été conçu de A à Z. Malgré une ouverture en trombe avec l’effronté et excellent « The Obscurantist Fiend (The Beast Part I), « The Edge Of An Era » laisse rêveur, il nous plante là, dans le désert, et nous y abandonne avec nos tourments et nos remords. Et comme l’air est trop sec pour qu’on puisse même esquisser une larme, c’est dans des guitares ayant des airs de sitars et des grooves hypnotiques que notre esprit viendra trouver refuge… Et il se peut même qu’ils éradiquent ce mal. « The Edge Of An Era », remède de ce foutu mal du siècle ?

En écoute : http://blaakheatshujaa.bandcamp.com/album/the-edge-of-an-era

★ GROOVY BEARDS ★

CAROUSEL « Jeweler’s Daughter » (Tee Pee Records)

C’est le retour du hard rock couillu, celui qui donne envie de faire la bagarre ! C’est le retour des duos riffiques sur fond de rythmes qui s’emballent à 200 à l’heure, et ça fait du biiiiieeeeeeeen ! Piochant dans les références du hard rock britannique de la fin des 70’s (Thin Lizzy, Motörhead, Diamond Head, pour ne citer qu’eux) en insistant plus sur le côté blues et gras de l’affaire, les gars de Carousel sont à fond dans leur trip, et ça leur réussit. Avec neuf morceaux boostés au turbo, le quatuor communique son amour pour les hymnes rock enjouées, et pour les avoir vus en live, je peux vous dire que cet afflux de bonnes ondes rock est affreusement contagieux ! Si à cela, on ajoute la voix incroyablement soul et puissante du guitariste Dave Wheeler, alors là… Jackpot. Ce premier opus frôle le sans faute, tant chaque morceau provoque un tourbillon d’endorphines dans votre hypothalamus, tant chaque riff est tout simplement conçu pour vous rester gravé dans le crâne. « Jeweler’s Daughter » est le braquage hard rock old school irrésistible dont on rêvait tous secrètement, et Carousel nous a exaucés.

En écoute : https://soundcloud.com/tee-pee-records/jewelers-daughter

BRUTUS « Behind The Mountains » (Svart Records)

Dans la veine du revival rock 70’s qui fait fureur depuis plusieurs années, le dernier opus des scandinaves Brutus fait vraiment, mais alors VRAIMENT bien le boulot. Ce que j’aime en particulier chez ce groupe, c’est qu’on sent qu’il n’ont aucune prétention à vouloir amener tel ou tel vibe, ils ne font pas poseurs, on sent juste qu’ils sont bien dans ce qu’ils font… Et des mecs bien dans leur musique, par ricochet, ça fait forcément du bien à l’auditeur. Installés pile poil entre leurs compatriotes Graveyard et Horisont, c’est un beau concentré de hard rock gorgé de blues et de rythmiques entraînantes que Brutus nous proposent là. Il faut dire que le chant de Jokke Stenby (qui me rappelle incroyablement le Ozzy des débuts) apporte sa dose de peps au mélange. Pas forcément très différent de leur premier album éponyme sorti en 2010, « Behind The Mountains » est tout de même une sacrément jolie sortie heavy rock vintage. La bande-son idéale pour toute teuf rock qui se respecte.

En écoute : https://soundcloud.com/brutusband

LOS DISIDENTES DEL SUCIO MOTEL « Arcane » (Deadlight Entertainment)

Parmi les albums qui ont le plus tourné dans ma platine en ce début 2013, il y a cette petite perle de heavy rock made in France qu’est « Arcane ». En fait non, ce n’est pas une perle, c’est une bombe. Pourquoi vouloir la complexité à tout prix, quand avec des compos simples mais hyper bien orchestrées, on arrive à un effet cocktail molotov de ouf ? Cet album pourrait être la B.O d’un épique Z-movie par Robert Rodriguez avec Danny Trejo en tête d’affiche (film qui doit d’ailleurs déjà exister). Et au risque d’en vexer plus d’un, « Arcane » a cent fois plus d’ambition que la plupart des projets heavy rock français actuels. Il est un peu comme Trejo, tout compte fait : il a DE LA GUEULE. Le groupe s’amuse avec les genres (on passe du rock doomesque sur « Ouija » aux sonorités metalcore sur « Deathproof »), la prod « badass motherfucker » nous gonfle toutes ces jolies compos à bloc, et les harmonies vocales sont tout simplement trop cool… J’ai trouvé mon moment Nutella du métal, et vous ?

En écoute : http://deadlightentertainment.bandcamp.com/album/arcane

GROAN « Ride The Snake » EP (Superhot Records)

Au royaume des borgnes, les fous sont rois. Enfin, un truc du genre. Si je dis ça, c’est parce que « folie » est le premier mot qui m’est venu à l’esprit lorsque j’ai découvert Groan. Derrière ce tas de riffs heavy metal trop cool, se cachent cinq anglais complètement décomplexés du slip. Dès que le morceau « Women Of Doom » a retenti dans mes oreilles, j’ai aussitôt décidé d’éviter toute comparaison foireuse ou classement de genre : j’ai décidé d’écouter et prendre mon pied. Y’a-t-il un seul morceau de cet excellent EP qui ne soit pas un appel à la teuf ? Non, parce que cette galette est une déclaration d’amour à tous les sauvages chevelus de la NWOBHM, et une démonstration d’audace et d’insolence comme seuls les Britanniques en ont le secret. Instrumentalement, c’est du tout cuit, et vocalement, il y a peu de chances que vous confondiez les éclats de voix singuliers de son déjanté frontman Mazzareth avec ceux d’un autre chanteur métal actuel. Gros riffs + vibe festive + quelques litres de bière et de sueur = Groan en boucle cet hiver !

En écoute : http://superhotrecords.bandcamp.com/album/ride-the-snake

ISAAK « The Longer The Beard The Harder The Sound » (Small Stone Records)

Tant qu’à se plonger dans une ambiance de baston, autant se la coller avec Isaak. Car si il y a un truc que ces italiens récemment signés chez Small Stone n’aiment pas, ce sont les courbettes ou les introductions pompeuses. Le quatuor s’impose donc avec des riffs rugueux, des rythmes tranchants, et un chant qui rappelle l’énergie indestructible d’un certain Neil Fallon. Certes, il y aurait de quoi faire pas mal de comparaisons à l’écoute de « The Longer The Beard », mais Isaak apporte une touche plus métal et frontale que ses maîtres à penser Clutch ou Corrosion Of Conformity… Mais c’est sans compter sur d’incroyables temps morts comme la ballade sludgy « Flood » et la pause Nag Champa « Hypotesis ». Ces mecs sont décidément aussi doués pour foutre le bordel dans nos oreilles que pour nous faire halluciner avec des pauses sorties de la 4ème dimension. « The Longer The Beard » est un album carrossé et entraînant, un uppercut sonore qui va vous faire aimer tendre l’autre joue…

En écoute : http://smallstone.bandcamp.com/album/the-longer-the-beard-the-harder-the-sound

MONSTER TRUCK « Furiosity » (Dine Alone Records)

Il fût un temps où j’écoutais plus de southern rock et métal que mes oreilles ne pouvaient en contenir; lorsqu’un beau jour, les pléiades de wanna-be Down et Black Label Society ont finalement eu raison de mon seuil de résistance redneck. Pourtant dans tout ce bourbier de bourbon, il y a d’authentiques bûcherons. Ceux de Monster Truck viennent de l’Ontario au « Ca-na-duh », comme disent les Ricains. Leur machine sonore a beau avoir déjà été vue et revue, la qualité de la production, la richesse des morceaux et (surtout ) l’entrain contagieux du groupe rattrapent largement le fait qu’ils n’aient pas inventé l’eau chaude. Un peu comme si Clutch avaient bouffé les Spiritual Beggars, qui auraient eux-même été bouffés par Deep Purple et ZZ Top. Des grooves burnés, des solos ardents, un vrai bon chanteur (vocalement à cheval entre Joakim Nilsson et – attention, grincements de dents – Chad Kroeger), je n’en demande pas plus. « Furiosity » se pare de douze morceaux, dont quelques ballades bien placées, de gros rock à en déchaîner les foules dans le stades.

En écoute : https://soundcloud.com/ilovemonstertruck

★ A YEAR OF DOOM ★

CHURCH OF MISERY « Thy Kingdom Scum » (Rise Above Records)

Les grands méchants loups du doom japonais sont de retour. They’re BACK, bitches. L’intro instrumentale « B.T.K. (Dennis Radder) » annonce la saveur, celle qu’on aime tant et qui nous manquait trop depuis leur dernier album « House Of The Unholy » sorti en 2009… En six minutes à peine, le son MON-STRU-EUX, la lourdeur et le groove nous font perdre toute rationalité, et le contrôle de nos émotions avec. Du doom, des riffs bluesy brûlants, un swing de fou et des serial killers décrochés du pilori pour l’occasion : la voilà, la formule Church Of Misery. La même depuis toujours. Et on n’a vraiment aucune envie que ça change. Pour la blague, je dirais juste que sur le morceau « Cranley Gardens (Dennis Andrew Nilsen) », Hideki Shimizu sonne comme un Phil Anselmo complètement défoncé, et que ça me fait atrocement marrer à chaque fois. La voilà, la magie du trip C.O.M : il n’y a aucune limite, chaque morceau apporte sa barre de délire sur fond de heavy blues qui tâche (plein d’sang, beuaaaarghh !). On ne va donc pas s’en priver une seconde, on pousse le volume à fond à s’en déchirer les tympans… en attendant de les voir au prochain Desertfest de Londres.

En écoute : http://youtu.be/HYHb42yTIqo

OBELYSKKH « Hymn To Pan » (Exile On Mainstream Records)

Dans le biz, t’as toujours ce groupe qui veut faire chier son monde avec un nom soit imprononçable, soit avec une orthographe à rendre les chroniqueurs complètement wacko. Obelyskkh nous les brisent un peu avec leur allitération à la noix, mais honnêtement, ils valent le coup qu’on se retourne sur eux, et pas uniquement pour cette raison qui n’était en fait qu’un prétexte pour introduire ma chronique. Alors voilà, Obelyyysssskkkkh viennent d’Allemagne, ils ont de gros instruments, de gros amplis, et un certain sens de la démesure. « Hymn To Pan » célèbre le mariage parfait entre pesanteur sludge et légèreté venue d’ailleurs, et ce n’est pas le monumental morceau « The Ravens » qui me fera vous dire le contraire. Ça va peut-être sembler présomptueux, mais il se glisse chez eux un je-ne-sais-quoi de post-métal qui rappelle par moments Cult Of Luna (dont le dantesque dernier album « Vertikal » manque cruellement à cette liste, mais hey, on ne peut pas tout faire) et même Neurosis. Quelques soupçons de claviers/piano et de gratte claire viennent enrichir les atmosphères déjà très variées de cet album, où l’ennui est proscrit. Un périple qui se termine sur un morceau de 23 minutes qui se vit comme un putain de film, ça n’a pas de prix. « Hymn To Pan » est parfait de bout en bout, voilà tout.

En écoute : http://youtu.be/Za0KGD77SvQ

WINDHAND « Soma » (Relapse Records)

Quelle découverte de cette année 2013 que l’album de Windhand. En avril, ils sortaient leur split EP avec Cough (également originaires de Richmond en Virginie), et signaient au passage sur le label américain Relapse Records. Coup de massue auditif. BOOM. À la rentrée, « Soma » sortait dans les bacs partout dans le monde. RE-BOOM. Triple boom, même. Je ne sais pas si c’est parce que les incantations lointaines de la chanteuse Dorthia Cottrell me rappellent celles de Jus Osborn, ou parce que les riffs sont si lourds et lancinants que la lobotomie n’est pas loin, mais cet album a un charme fou. Certes, on aura peut-être l’impression d’une trop grande homogénéité sur la durée, les riffs mastodontes étant joués sur deux notes tout au plus. Mais qui a dit qu’un pachyderme ne pouvait pas être sexy ? Peu de choses inutiles viennent orner ce monument de lourdeur, hormis une poignée de solos, eux aussi sonnant comme des échos lointains… Tout fan de Doom avec un grand D se laissera séduire, matraquer par la puissance et la grandeur de Windhand. On dit aussi qu’ils sont vachement bien en live, à vérifier donc sur les festivals 2014…

En écoute : http://windhandva.bandcamp.com/album/soma

BONGRIPPER / CONAN Split EP (Holy Roar Records)

Quand je serai grande, je ferai du doom. Du doom qui n’a pour seule but que de donner du doom. Zéro fioriture, cent pour cent béton armé. Quand les Anglais de Conan rencontrent les Ricains Bongripper, ça donne 26 minutes de heaviness froide et angoissante sans foi ni loi. Les ricains sont à l’honneur, ce sont donc Bongripper qui démarrent les hostilités avec « Beheaded », 17 minutes de drone foudroyant et ogresque, porté par des hurlements – presque animaux – lointains qui semblent tout droit sortis d’une grotte froide et sordide, comme un appel au secours… en vain. Plus court et plus évolutif, le morceau de Conan « Zero Talent » (voyons, les gars…) est aussi sinistre qu’affreusement écrasant. Tellement affreusement bon, que notre palpitant prend le pas et s’accorde sur le rythme 20BPM de ce morceau colossal. Et si aucun autre disque n’avait vu le jour cette année, cet EP à lui seul me permettrait d’affirmer que ouais, 2013, fut putain de heavy en décibels…

En écoute : https://soundcloud.com/i-like-press/sets/bongripper-conan-split

YEAR OF NO LIGHT « Tocsin » (Debemur Morti)

L’orchestre doom bordelais Year Of No Light a encore frappé un grand coup. La châtiment sonore est de taille, avec un coup de poing en slow motion d’une heure, où vous allez comprendre que la prostration n’est pas forcément un mal. Avec le lyrisme qui leur est propre, Year Of No Light peignent un tableau magistral qui s’anime dès les premières notes de son morceau éponyme et déchaîne avec fracas toutes les émotions liées à la mélancolie, la désolation (comme le morceau du même nom l’indique si bien), la stupeur… Et quelque part là-dedans, le retour à la vie. Les six maestros nous arrachant avec violence à cette routine qui anesthésie notre esprit au quotidien, nous rend faibles et léthargiques, et nous entrainent dans une procession lente et tortueuse, un voyage sur fond de doom et de post-métal aérien. Difficile de décrire cet album dans le détail, tant son univers et ses compositions sont complexes. Pour faire court, « Tocsin » est une bande-son saisissante de noirceur, et sûrement l’un des projets musicaux les plus fascinants et aboutis de cette année 2013.

En écoute : http://dmp666.bandcamp.com/album/tocsin

 

POUR PLUS DE SON :
ASG « Blood Drive »
Big Business « Battlefields Forever »
Chron Goblin « Life For The Living »
Doomriders « Grand Blood »
Intronaut « Habitual Levitations »
Kvelertak « Meir »
Romero « Take The Potion »
Steak « Corned Beef Colossus »
Trippy Wicked & The Cosmic Children Of The Knight « Underground »
Uncle Acid & The Deadbeats « Mind Control »
Vista Chino « Peace » (juste pour « Acidize… The Gambling Moose »)
Woodwall « Wood Empire« 

 

 

Last modified: janvier 30, 2014

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