BRANT BJORK  sort un album solo, "un de plus", me dire..." /> Aparté avec un Low Desert Punk : BRANT BJORK. – The Heavy Chronicles


Interviews

Published on September 17th, 2018 | by Yannick K.

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Aparté avec un Low Desert Punk : BRANT BJORK.

BRANT BJORK  sort un album solo, “un de plus”, me direz vous. Il ne les compte plus, nous non plus, et l’important c’est de se dire que Brant Bjork pourra nous abreuver encore longtemps de sa musique, fusion moderne, inimitable et chaleureuse de sa bande-son des 60’s et 70’s. Et quand il en vient à traiter des sujets plus personnels, c’est le blues, SON Blues qui prend le dessus. Car Brant Bjork a cette capacité à rendre cool absolument tout ce à quoi il participe – peut-être parce qu’il place l’authenticité au centre de tout ce qu’il entreprend. Ce “Mankind Woman” dont la sortie est imminente, n’échappe pas à la règle. Si les inspirations sont clairement à chercher dans un certain classicisme rock, l’énergie est quant à elle, bien contemporaine. “Mankind Woman” est un instantané de ce qui se passe autour de lui aujourd’hui. Ce feu qui l’anime, cette force, est intérieure, au plus profond de son âme, résultante de son expérience. Mais ce feu est également à chercher à l’extérieur, au sein d’une Amérique post-élections qui ne lui convient pas. Engagé et personnel, combinaison remarquable d’une bande son vintage actualisée, Brant Bjork nous livre son “What’s Going On” de sa discographie.
Début Septembre 2018. L’été flotte encore dans l’air et la douce chaleur de la soirée est propice à tailler la bavette avec le Low Desert Punk, à l’autre bout de la planète. On prend le prétexte de la sortie de ce nouvel opus pour bavarder autour de la musique en général et de la conception qu’il s’en fait en particulier. Et quand un type aussi érudit que lui parle, on écoute et on cogite. Tout le monde devrait écouter. Vous en avez de la chance, The Heavy Chronicles vous dévoile cet entretien fleuve dans son intégralité. (Photo de couverture : Aija Svensson)

Tu faisais partie de l’affiche et organisation de la Stoned & Dusted Party this April, un concert visiblement cher à ton coeur. Tu peux nous en dire plus ? 

Brant Bjork : Il y a des années de ça, on a décidé avec mon ami et manager de monter un événement annuel dans le désert. Une sorte de generator party comme celles qu’on donnait dans les années 80-90, mais en plus structuré. C’est vraiment histoire de jouer avec des potes, avec de la bière, du vin et de la bonne bouffe. S’amuser, c’est tout l’intérêt. 

Le désert reste au centre de ta vie personnelle et artistique, mais est-ce que tu as toujours cette connection avec lui ? Qu’est-ce qui t’amène au milieu de nulle part aujourd’hui ? 

BB : Je passe pas mal de mon temps d’artiste dans le désert, mais je passe aussi le plus clair de mon temps à Venice Beach (L.A.), où je vis avec ma famille. Tu sais, le désert a beaucoup changé au fil du temps, comme une petite ville qui évoluerait. (pensif) C’est une question intéressante, parce que la plupart des gens veulent se rappeler le désert de l’époque, avec toutes les teufs et la musique… Mais c’était parfois effrayant et dangereux. Parfois de sales trucs arrivaient. Les gens oublient ça. Ce n’était pas le meilleure endroit en terme de sécurité, mais c’était un environnement propice à la musique, à l’usage de drogues… et à la liberté. Aujourd’hui, le désert c’est une beauté naturelle, la paix, et c’est ce qu’on retranscrit avec le Stoned & Dusted. On a enlevé la colère adolescente, les dangers, les bagarres et les armes… Et maintenant on peut venir fumer un joint, boire un verre de vin ou de bière, et écouter de la bonne musique. 

“La plupart des gens veulent se rappeler le désert de l’époque, avec toutes les teufs et la musique… Mais c’était parfois effrayant et dangereux. Parfois de sales trucs arrivaient. Les gens oublient ça.”

Photo : Kip Dawkins

Beaucoup de tes morceaux sont devenus des classiques, et un que j’aime tout particulièrement est le titre éponyme de ton précédent album : “Tao Of The Devil”. Il résume à merveille le son qui caractérise ta carrière solo, comme une complainte blues sur des rythmes enivrants, une invitation à trouver notre Tao et à entrer en introspection.

BB : Tu n’as pas tort. Ton opinion est pure, c’est ce que tu ressens, c’est une réaction authentique et j’aime ça. Je suis d’accord avec toi sur le fait que le blues est au centre de ma musique en solo. Je ne cherche pas à jouer un blues pur, je ne me considère même pas comme un musicien blues, mais quand je joue mes morceaux, le blues est au coeur de tout ça.

Les fans aiment te qualifier de “Parrain du Desert Rock”, mais quand on parle de choses plus intimes avec toi, je préfère te décrire comme un chaman. Tu te reconnais là-dedans ? 

BB : Ouais, je suis sans doute plus à l’aise avec le terme de chaman que de parrain de quoi que ce soit. Ça a du sens, un chaman est quelqu’un qui chemine intérieurement et aide les autres. 

Et guérit les autres…

BB : Oui. Je veux aider les autres à se connaître, pas juste à me connaître. Ma musique a donné envie à des gens de jouer de la musique, et c’est une belle chose, tu vois. 

On parle d’explorer notre âme, tout comme le désert dans son immensité. Est-ce que d’une certaine façon, le désert pourrait nous aider à entrer en contact avec cette partie enfouie de nous-même ? 

BB : Nous sommes tous une extension de notre environnement. Quand je découvre un artiste, je me demande toujours avant toute chose d’où il vient. Ça me permet de comprendre d’où vient son art. Pour y avoir grandi, le désert n’était pour moi qu’une immense étendue… Il y avait peu de distractions, mais beaucoup de méditation forcée, parce que tu es dans cet endroit reculé, et que ça te mène à être créatif. J’ai commencé avec le skate et le punk rock, mais j’en ai eu ma dose. J’ai alors décidé que la musique était tout ce que je voulais explorer. Le désert m’a aidé à prendre mon temps. Je me suis centré sur moi et sur toutes les musiques qui m’attiraient : le jazz, le funk, le blues, la musique jamaïcaine et bien sûr, toute la musique des années 60 et 70.

“J’ai commencé avec le skate et le punk rock, mais j’en ai eu ma dose. J’ai alors décidé que la musique était tout ce que je voulais explorer. Le désert m’a aidé à prendre mon temps..”

Photo : Karl Hahn

Tu as récemment signé chez Heavy Psych Sounds et annoncé la réédition de presque toute ta discographie solo en vinyle et digital. Comment cela s’est fait ? 

BB : Tu sais, quand tu fais des disques depuis aussi longtemps, avec le temps tu vois mieux les opportunités avec les labels. Quand ils sont intéressés pour bosser sur ce genre de musique, pour moi c’est une récompense. Je regarde Gabriele (Fiori, fondateur de Heavy Psych Sounds) et son label, et je vois le service qu’il rend à des artistes comme moi. Il ne s’agissait pas juste de sortir un nouvel album, mais aussi de revenir sur mon catalogue et lui rendre hommage. Je n’aurais pas fait ça avec n’importe quel label. Je préfère un label qui est vraiment concentré sur ces musiques et qui soutient vraiment le mouvement. On a vraiment hâte de faire tout ça ! 

Parlons de ton nouvel album “Mankind Woman”. Le premier single “Chocolatize” a vraiment cette aura “moderne classique” inspirée des 60’s et 70’s dont tu parlais… Quelle vibe as-tu voulu amener cette fois ? 

BB : Je pense que l’album a sa propre vibe. J’ai vraiment essayé de ne pas trop restreindre ou amener ce disque dans une direction en particulier. Je lui ai laissé le temps de se faire, et j’étais tout aussi excité que n’importe qui à l’idée d’en connaître l’issue ! Tout album représente une époque et un lieu, tu vois. On est en 2018 et il y a beaucoup d’électricité dans l’air, surtout aux Etats-Unis, et je pense que ce disque le reflète. Quand on l’écoutera dans plusieurs années, on se rappellera de l’ambiance et de l’énergie de cette époque. Quand j’écoute un morceau de 1968 par exemple, je me dis que j’ai beaucoup de chance de pouvoir l’écouter aujourd’hui.

Tu parles d’électricité dans l’air aux States : est-ce un album politique ? Tu n’en as jamais parlé aussi ouvertement auparavant. En tant qu’artiste, penses-tu devoir faire quelque chose ? 

BB : C’est intéressant que tu dises ça… En fait, tous mes albums sont politiques. Ce n’est pas toujours flagrant ou direct dans ma démarche créative, mais la politique est toujours présente dans tout ce que je fais. C’est un facteur de motivation. Même un morceau que j’ai écrit il y a 25 ans pour Kyuss, “Green Machine”, est une chanson politique. Ca parle de ce qui se passe maintenant. Pas mal de morceaux sur le nouvel album sont plus directs, car il y a beaucoup de tension politique, un feu qui brûle, et tu vois, les événements sont déballés d’une telle manière… Si tu regardes un peu ma discographie, pendant les années Bush par exemple, j’étais très frustré et si tu écoutes vraiment, tu l’entendras. Parfois, il faut juste lire entre les lignes, mais c’est bien là.

“Pas mal de morceaux sur le nouvel album sont plus directs, car il y a beaucoup de tension politique, un feu qui brûle, et tu vois, les événements sont déballés d’une telle manière…”

Une raison de plus de revenir sur ta discographie ! Donc c’est un instantané des tensions actuelles ? 

BB : Soyons clair, je suis un artiste et le concept de politique est très abstrait. La façon dont on s’habille est un acte politique, la façon dont tu vas au magasin est un acte politique. Un politicien qui est vraiment impliqué aura une toute autre notion du terme, et de la façon dont il faut se comporter. Je ne suis pas politicien mais artiste, dont j’ai ma vision de la chose. C’est sûrement pour ça qu’il est si difficile de bien gérer les villes, les états et pays. Parce que chacun a sa propre idée de la politique ! La spiritualité fait aussi grandement partie de mes albums. Mais oui, “Mankind Woman” représente mes ressenti sur ce qui se passe en ce moment dans mon monde.  

Le nom de l’album sonne comme une ode aux femmes. Avant de pouvoir l’écouter, je pensais que ça pouvait être une allusion à l’affaire Weinstein ou même un mot à l’encontre du Président – qui a plus pour habitude de choper les femmes par la chatte…

BB : Je fais allusion à tout ça et aucun de ces points à la fois. Pendant huit ans, nous avons eu ce merveilleux président, Barack Obama, qui était le premier président Afro-Américain et donc un trésor énorme et une grande victoire. Dans notre démocratie, tous les quatre ou huit ans, on change de leader. Hillary Clinton était en place et je crois que beaucoup d’Américains étaient prêts pour notre première femme président. Certains diront qu’elle n’était pas la meilleure option, mais on a tous été choqués et abasourdis qu’elle perde. Certains d’entre nous avaient compris les erreurs du passé… mais elle a perdu. C’est triste qu’on ait raté l’occasion de faire suite au premier président afro-américain avec la première femme président. On était si proches d’un fantastique bond en avant et d’une évolution en tant que nation. Et non seulement elle a perdu, mais elle a perdu contre DONALD TRUMP. Une grande partie du pays est sûrement encore sous le choc, et tu vois, je suis un de ces hommes qui aime les femmes. Elles sont un vrai don de dieu pour les hommes (rires). 

Les femmes sont effectivement un sujet récurrent de ta discographie.

BB: Mec, j’adore les femmes. Pour moi, elles représentent le plus intelligent des deux genres. Je ne connais pas leur douleur, mais j’essaie de la comprendre. Tu imagines être une femme et voir Hillary Clinton perdre contre Donald Trump ? Vraiment ? Toutes ces choses qu’il dit…

C’est dégoutant.

BB: C’est dégoutant et terrible. Donc “Mankind Woman” est une ode aux femmes, et si tu lis les paroles, ça parle du fait que je pense que les femmes mènent la danse. Et cet idiot de Donald Trump qui pense qu’il est en fait aux commandes. Ca prouve à quel point il est ignorant. Je n’avais pas l’intention de donner ce nom à l’album au départ, mais mes proches m’ont dit que c’était une super idée, et je n’avais aucune raison de m’y opposer…

“C’est triste qu’on ait raté l’occasion de faire suite au premiere président afro-américain avec la première femme président. On était si proches d’un fantastique bond en avant et d’une évolution en tant que nation.. (…) “Mankind Woman” est une ode aux femmes, et si tu lis les paroles, ça parle du fait que je pense que les femmes mènent la danse.. “

Photo : Gaël Mathieu

Tu n’as jamais joué ou enregistré avec des femmes. L’occasion d’un nouveau projet ? 

BB : J’ai travaillé avec des femmes en studio de nombreuses fois. Je n’ai jamais eu de femmes dans mes groupes, mais je ne serais pas contre… Mais ma femme, oui ! (rires) En tout cas, je suis ouvert à ça.

En parlant de collaborateurs, en voilà un : Bubba Dupree, crédité sur tes deux derniers albums. Un confident plus qu’un simple membre de groupe ? 

BB : Carrément. Je suis fan de Bubba depuis de nombreuses années, on est ensuite devenus amis, puis collègues. Chaque grand artiste a souvent un partenaire avec qui il peut faire germer des idées, travailler. C’est mon bras droit pour beaucoup de choses maintenant, on est très proches… et je suis ça aussi pour lui. J’ai la chance d’avoir établi cette relation, à force de recherche, de travail et de patience. Si tu choisis la mauvaise personne, le résultat est à l’opposé. Mais Bubba est le bon gars ! On ne cherche pas à être des rockstars, je ne cherche pas à être célèbre ni à être riche : on cherche à faire de la grande musique. C’est l’édifice qu’on essaie de bâtir. 

Selon toi, qu’est-ce qui fait un bon morceau ?

BB: La conviction. J’ai passé ma vie à étudier la musique. Je ne la lis pas, mais comme dirait Bob Marley : “ce n’est pas une question d’éducation mais d’inspiration“, tu vois. C’est comme ça que je vois la musique. Je ne dis pas qu’on ne devrait pas l’apprendre ou l’étudier – chacun sa façon de faire – mais pour moi, c’est une question d’inspiration. J’entends beaucoup de musique qui est conçue, manipulée, exploitée, et qui ne m’émeut pas car je n’entends aucune composante humain. Je n’entends aucune conviction. De nos jours, c’est de plus en plus dur de trouver de la musique qui ait une composante humaine, parce que les technologies permettent aux gens de monter des beats et des “morceaux”… Une chanson est une expression humaine. Les grands morceaux sont intemporels : on les écoute de génération en génération, car quelqu’un a un moment s’est exprimé, a fait parler son coeur. Je pense que c’est ça qui fait un grand morceau et les gens l’entendent. 

“Les grands morceaux sont intemporels : on les écoute de génération en génération, car quelqu’un a un moment s’est exprimé, a fait parler son coeur. Je pense que c’est ça qui fait un grand morceau et les gens l’entendent.”

Je trouve que la plupart du temps, les batteurs sont largement sous-estimés. Selon toi, quel est le rôle exact du batteur dans un bon morceau ? 

BB : Derrière tout bon groupe, il y a un batteur. J’ai vu ce documentaire sur le jazz, où Branford Marsalis racontait qu’il avait vu Elvin Jones (batteur pour John Coltrane) et lui demandait “comment tu fais pour jouer avec une telle intensité avec le reste du groupe ?”, et Elvin Jones lui répondait “tu dois pouvoir crever avec ces salopards !”. La façon dont Brandford Marsalis racontait ça était énorme, il disait qu’il s’était d’abord marré, après quoi il a réalisé qu’Elvis Jones était putain de sérieux ! Si tu as un batteur qui est capable de mourir avec le groupe, alors tu peux être sûr que tu vas faire de la sacrée bonne musique ! 

Tu es toi-même un batteur de talent ; tu dois sûrement jouer des fûts à la maison. Une chance de te voir derrière ces derniers dans un futur projet ? 

BB : Ouais, il y a quelques projets où je joue de la batterie, donc… ça pourrait arriver. 

Dave Grohl a récemment sorti “Play” – un morceau de 23 minutes sur lequel il joue de sept instruments différents. Ca ressemble plus à un défi personnel qu’autre chose, mais est-ce que ce serait éventuellement une expérience qui te brancherait ? 

BB: J’ai fait des albums sur lesquels je joue pas mal d’instruments différents : la batterie, le piano, la basse, la guitare… George Clinton a dit une fois “ce n’est pas parce que tu peux jouer de tous les instruments que tu dois le faire”. Quand j’ai commencé à enregistrer des albums solo – et “Jalamanta” en est un parfait exemple – je jouais et enregistrais tous les instruments, simplement parce que je n’avais pas le temps ou les moyens d’embaucher des musiciens (rires). Etre un artiste solo tout ce temps m’a permis de réunir autour de moi des musiciens avec qui j’ai vraiment envie de jouer, parce que j’adore ça. C’est tout ce qui m’importe. 

Treize albums solo, c’est énorme dans l’industrie musicale actuelle. Tu as créé une discographie éclectique, combiné des genres et atmosphères variées tout en posant un son tout à fait reconnaissable. C’est une vraie preuve de ta liberté – celle qui exhale aussi de tes disques. C’est ça, être punk ? 

BB : Mon leitmotiv en tant que musicien n’a pas changé depuis que j’ai 12-13 ans. Gosse, j’aimais les Ramones, Black Flag, les Sex Pistols… La musique était essentielle pour moi car elle alimentait mon feu. J’ai ensuite utilisé ce feu pour allumer un joint, et écouter du Jimi Hendrix, Cream et tout un tas de musique 60’s… J’ai commencé à fouiller au fond de moi, pour trouver ma vérité musicale. Donc oui, quand je parle de “Low Desert Punk”, je serai toujours un punk rocker.

Dernière question. Il a fait sacrément chaud cette été en Europe. Sûrement trop chaud pour le métalleux de base. Mister Cool, toi qui est né dans sous le soleil californien, tu aurais un conseil pour les fans qui aimeraient survivre dans le désert ou quand il fait super chaud ? 

BB : C’est marrant ! Quand tu es un punk ou métalleux dédié, porter tes bottes, ta veste en cuir, avoir tes cheveux coiffés, tout ça… (rires) Quand il fait super chaud dehors et que tu n’arrives pas à rentrer dans ton costume, alors reste dedans ! Et sors la nuit, mec ! 

C’est fun la nuit !

BB : Yes, on faisait du skate la nuit ! On amenait une lampe et on allait skater vers 10h du soir, l’été. On trouvait une lumière dans la rue et on trainait autour jusqu’au petit matin. Tu dois t’habituer à faire ta vie de nuit !

Merci encore pour tout, Brant. J’espère qu’on se croisera en novembre lors de ta tournée européenne. C’était un honneur et un plaisir de pouvoir parler musique avec toi.  

BB : Tout le plaisir était pour moi !  

Nouvel album “Mankind Woman” dispo maintenant chez Heavy Psych Sounds

Brant Bjork en tournée cet automne : 
02.11.18 NO Drammen @ Union Scene
03.11.18 SW Stockholm @ Debaser Strand
04.11.18 SW Göteborg @ Sticky Fingers
05.11.18 SW Malmö @ Kulturbolaget
06.11.18 DE Hamburg @ Fabrik
07.11.18 NL Amsterdam @ Melkweg
08.11.18 BE Leuven @ Het Depot
09.11.18 UK London @ Garage
10.11.18 FR Paris @ Petit Bain
11.11.18 NL Tilburg @ O13
12.11.18 DE Wiesbaden @ Schlachthof
13.11.18 CH Zürich @ Rote Fabrik
14.11.18 CH Martigny @ Caves Du Manoir
15.11.18 IT Turin @ Spazio 211
16.11.18 AT Innsbruck @ Hafen (Heavy Psych Sounds Festival)
17.11.18 DE Munich @ Feierwerk
18.11.18 AT Vienna @ Arena
19.11.18 DE Dresden @ Beatpol
20.11.18 DE Berlin @ Festsaal Kreuzberg

 

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About the Author

Yannick K.

Fait le grand écart entre kung fu old school et le rock sous toutes ses formes. Pense que Dieu serait tellement plus crédible (et badass) si c'était Iggy en disciple shaolin maniant aussi bien le nunchaku que la six cordes. En attendant il prêche pour THC.



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