Qu’on ne se laisse pas impr..." /> DOOMED GATHERINGS 2016 Le Report : Jour 1 – The Heavy Chronicles

Live Reports

Published on June 1st, 2016 | by Sylvain Golvet

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DOOMED GATHERINGS 2016 Le Report : Jour 1

Qu’on ne se laisse pas impressionner par cette ambiance de vacances, au milieu du sable, des copains et de burgers : c’est bien à trois jours de violence, de noirceur et d’ambiance de plomb auquels nous ont convié les DOOMED GATHERINGS pour un programme aussi impressionnant qu’inédit. Entre nouveautés (Mantar), sets exceptionnels (Toner Low, Nnra) ou retours gagnants (Ramesses), la diversité du plateau nous a frappé à l’issue de cette première journée. Oui, le doom, genre si monolithique de prime abord, peut très bien se diluer dans le hardcore, le post-rock, le psychédélisme… Le doom est bel et bien vivant.

BATHSHEBA avait semble-t-il bien convaincu au Desertfest Anvers en octobre dernier avec un set surchauffé en fin de soirée. L’horaire de ce samedi est un peu plus ardu à conquérir et pourtant la foule est déjà là et réservE un bon accueil à ce quatuor qui délivre une musique mélancolique, à voix féminine et qui arrive à ne pas sonner comme beaucoup d’autres émules du genre, ce qui n’est déjà pas mal.

Place ensuite au projet secret NNRA, réunissant des membres de Ddent, Chaos ET Sexual ou Red Sun Atacama. La disposition de scène nous fait penser à GY!BE mais la musique est assez différente. Pendant ce long morceau de 40 min, Nnra mixe des tendances électro avec des plages post rock ou des poussées métal pour un voyage plutôt captivant illustré grâce à des projections de dessins faisant aussi partie du projets. Un album est en préparation, tout cela est donc à suivre.

Des casquettes, des t-shirt de basketball trop grands et un micro porté de préférence près de la bouche et bien en l’air et pourtant non : DEMONIC DEATH JUDGE ne joue pas du hardcore. Même si leur musique n’est pas totalement dénuée de l’énergie propre au genre, le son de guitare tout en reverb du soliste ne trompe pas, c’est bien du stoner que l’on entend et du plutôt bon, efficace et varié, sludgy comme il faut. Sans être inoubliable, ce fut un bon set de transition.

Difficile par contre de ne pas sentir une petite amertume en repensant au set d’EGYPT. Le trio de Fargo était pourtant bien en jambes, exécutant leur vieux titres comme les nouveaux de l’album Endless Flight avec entrain et un son plus satisfaisant que la fois précédente. Tout cela est quelque peu terni par un set écourté un peu abruptement, ce qui met bien en rogne le guitariste, quittant la scène sur quelques paroles pas très mesurées pour le staff des SG (jusqu’à le reporter le lendemain sur leur FB). C’est dommage, pas sûr qu’on les revoit de sitôt.

On part donc se détendre un petit coup dans le sable de la plage du Glazart. Bon, en vrai on n’était pas particulièrement tendus. Mais on a bien fait de reprendre des forces car attention, les choses sérieuses commencent. Et les choses sérieuses sont au nombre de deux et s’appellent MANTAR. LA claque du fest pour pas mal de monde, ce duo allemand véner a retourné les cerveaux avec une formule simple : une guitare, une batterie et beaucoup de violence. Leur rage est communicative, puisque c’est très vite la folie dans le pit qui se malmène au son de leurs mandales metal très sèches mais pas dénuées de groove. L’approche agressive laisse parfois penser à Shining (les Norvégiens) tout en parcourant le spectre metal dans l’épure de leur rage, malmenant tout le monde entre repos et accélérations martiales. C’est méchant et c’est bon.

Les stars du week-end, ce sont peut-être les TONER LOW qui nous gratifient d’un set par album et par soir, visiblement pour leur plaisir vu les grands sourires qu’on les verra arborer durant les 3 jours. Pour ce premier set du week-end, le groupe a même rappelé son chanteur et son deuxième guitariste de l’époque. Chanteur tout à fait cocasse, puisque qu’il nous gratifie d’une présence stoïque en rentrant tout en hurlant dans un petit micro vintage au son filtré, le tout droit comme un i. En tout cas le gus nous permet d’assister à l’incarnation plus accessible du groupe, chant oblige, mais aussi à des structures moins abruptes et plus stoner. Après on va pas se mentir : ça tremble de partout dans la salle et dans les corps.

Non seulement RAMESSES ont choisi les Doomed Gatherings pour leur grand retour, mais ils sont aussi dans une forme exceptionnelle, envoyant du TRÈS lourd dans Glazart pour ce qui est probablement le meilleur set du festival, niveau qualité sonore. Un son grave mais fin, une basse monstrueuse et chaude qui compense la froideur du propos et rehausse la qualité des morceaux pas toujours aidés par une production limitée sur album. On vit une plongée totale en enfer, transcendée par quelques belles envolées comme le poignant « Khali Mist » et ses litanies de chant clair qui rappellent Neurosis. Un morceau quasi prog nous achève. La question est là : va-t-on tenir trois jours ?

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Sylvain Golvet

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