ORANGE GOBLIN @ Le Saint des Seins (Toulouse, 16.06.13)

BeehoWritten by Live Reports

Orange-Goblin-Toulouse-Ben-Ward

Première tournée française en tête d’affiche pour les légendes du heavy britannique, cette date dans le Sud était donc une aubaine pour moi qui n’avait pas vu le groupe en live depuis 2010. Avec deux dates couronnées de succès à Lille et Niort, ce concert d’ORANGE GOBLIN à Toulouse ne pouvait s’annoncer que sous les meilleurs auspices, car le public toulousain n’a pas pour habitude de décevoir. 2h30 de TGV et 30°C plus tard, me voilà au Saint Des Seins, le Graal des Graals, pour ENFIN revoir Ben Ward, Martyn Millard, Joe Hoare et Chris Turner prodiguer leur stoner métal monstrueux. Deux mots pour résumer la soirée : GROSSE TUERIE.

Rares sont les fois où je rate les premières parties des concerts, mais pour cette fois j’ai une très bonne excuse : j’interviewe Orange Goblin (je pense que j’ai le droit de me la péter deux secondes…). Fidèles à leur réputation, Ben et Martyn s’exécutent avec professionnalisme et gentillesse, et au vu de l’ambiance bière/pastis conviviale qui règne à l’intérieur et à l’extérieur de la salle, je peux dire que la soirée démarre dans des conditions optimales…

21h45 passées, les rangs sont serrés devant la scène. Comme d’hab ici, on sympathise très facilement avec le voisin, on échange nos expériences, parfait pour tuer le temps. Une rapide vérification de la scène par le stage manager, et ça y’est : les fumées sont dispersées, tout le monde se met à siffler. Je scrute impatiemment l’escalier en métal qui mène aux coulisses. Immenses, classieux et souriants, Ben, Martyn, Joe et Christopher débarquent alors. L’air conquérant de Ben en dit très long sur la performance qu’on va se prendre dans la tronche. Parce que malgré la teuf de la veille, ils ont quand même l’air vachement bien dans leurs pompes. L’attaque directe sur « Red Tide Rising » puis « Vagrant Stomp » annonce la tendance. Encore un peu timide, le public se laisse complètement aller dès que « Some You Win Some You Lose » résonne dans les amplis. Mais bon, y’a pas à dire : le morceau « The Fog » qui figure dans le dernier album est carrément en passe de devenir un classique…

Du haut de ses 2 mètres, le charismatique et ultra sympathique frontman Ben Ward nous chauffe à bloc, un immense sourire aux lèvres. À sa gauche, Martyn envoie une rafale de groove à la basse tout en secouant frénétiquement sa longue crinière blonde… J’avais été complètement subjuguée par son fingerpicking puissant lors de la Volcom Night à Bordeaux en 2010 : aujourd’hui, j’ai la confirmation officielle que ce mec est un génie. Booyaaaaa, mais qu’est ce qu’il envoie ! Le groove monstrueux de Martyn + les riffs bluesy prodigieux de Joe + le flegme incroyable de Turner derrière les fûts = la dream team du stoner metal, sans conteste. En parlant de Turner, ce gars est tellement cool qu’on dirait qu’il est en slow motion, malgré la déferlante rythmique qu’il envoie pendant près d’une heure et demie ! Le Saint des Seins est en sueur, les t-shirts ont délaissé les torses trempés pour le parquet, la bière coule à flot. Et les Goblin ont le sourire aux lèvres. En permanence.

Y’a pas à dire, ORANGE GOBLIN nous gâtent avec une setlist super transversale : aucun, je dis bien AUCUN album n’est laissé sur le carreau. En plein milieu de ce set 100% frénétique, « Time Travelling Blues » nous offre une pause intimiste et méritée, une pure tranche de plaisir. En rappel, les gars nous balancent l’ode aux zombies « They Come Back », entrecoupé d’un court hommage à Jeff Hanneman de Slayer (avec un riff thrash à réveiller les morts), suivi des grands classiques « Quincy The Pig » et « Scorpionica ». Partageons virtuellement notre sueur, avec cette petite vidéo du rappel…

Le groupe est heureux, ça se voit. Et lessivé, aussi. Mais ça on l’est tous (d’ailleurs, j’en connais un paquet qui sont allés s’acheter un t-shirt de rechange au merch). Les quatre anglais n’ont pas failli à leur réputation de bêtes de scène, et nous ont une fois de plus prouvé « c’est qui les patrons », à base de riffs monstrueux et d’hymnes stoner pandémiques. Ouais, cette première vraie tournée française en 20 ans de carrière aura bien prouvé que LES PATRONS, CE SONT EUX. (Merci à THS et à Dead Pig Entertainment pour nous avoir offert ce gros moment de heavy dans des conditions à la cool…)

SETLIST :

Red Tide Rising
Vagrant Stomp
Acid Trial
Some You Win Some You Lose
Saruman’s Wish
The Filthy & The Few
Cozmo Bozo
The Fog
Made Of Rats
Time Travelling Blues
Stand For Something
The Ballad Of Solomon Eagle
Getting High On The Bad Times
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They Come Back
Quincy The Pigboy
Scorpionica

Last modified: décembre 10, 2013

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