RED FANG + Drawers + Verdun @ Le Saint des Seins (Toulouse, 25/01/12)

BeehoWritten by Live Reports

RedFang-Toulouse1

Un concert de stoner/sludge complet à Bordeaux ? Impossible ! Par contre à Toulouse, on se motive et on soutient la scène comme il faut. Il faut dire qu’hier au Saint Des Seins, la venue des ricains qui font sensation en ce moment, j’ai nommé RED FANG, avait de quoi faire se déplacer les foules tatouées. Grosse première partie aussi avec les locaux de DRAWERS et les un peu moins locaux de VERDUN. La guerrrrrrrrrreeeeeeee !!! (PHOTOS : Ricky pour LIVE FOR THE SHOW)

Avant de vous raconter ce show énormissime, il faut que je précise en toute honnêteté que ce show fait clairement partie de mes moments cultes. La raison ? J’ai interviewé RED FANG. Enfin, plus qu’interviewé : j’ai RENCONTRÉ Red Fang, car il s’agit bien d’une rencontre humaine et chaleureuse avec des mecs à la générosité et à la sympathie rares.

Autant vous dire qu’après m’être entretenue avec Bryan Giles et Aaron Beam dans leur loge, j’ai par la suite et dans l’ordre : renversé la bière offerte par ces derniers sur le sol de cette même loge, appris des mots d’argot en français à Bryan, enregistré une vidéo tout aussi stupide pour ce dernier, tapé la discut avec David Sullivan, le gratteux qui avoue se laisser pousser une aussi splendide barbe uniquement par flemme de se raser… Bref, des moments de rigolade simples comme on aimerait en avoir plus souvent dans nos petites vies de fans. Beaucoup de ceux qui étaient à ce concert auraient sûrement des tas d’autres anecdotes cool à raconter, tellement les membres du groupe ont été dispos après le concert. Thumbs up Red Fang.

Quoi de plus grisant d’aussi bien commencer la soirée, et de poursuivre les hostilités avec le premier groupe de la soirée : il est 20h30, au Saint des Seins on commence à l’heure, welcome VERDUN. Du doom old school à la Pentagram, un chanteur moustachu complètement parti, des vibrations qui envahissent chaque centimètre carré de la salle et viennent foutre le doute dans l’esprit pourtant encore lucide du public (qui est déjà sacrément compact pour une première partie !). J’aime l’esprit qui règne ici, on sent que les gens sont carrément ouverts vis-à-vis des groupes, et c’est très rare… Donc entre un show qui commence pile à l’heure et un bon groupe de doom des cavernes, je dis AMEN : que les suivants s’avancent dans l’arène !

Le temps d’aller chercher une pinte pas chère et de me faire alpaguer par Bryan Giles pour que je lui apprenne des trucs à dire en français au public (avec un accent de warlord du Mordor extrêmement viril), et c’est l’heure de retrouver un putain de groupe emblématique de la scène extrême toulousaine : DRAWERS ou « comment le talent est proportionnel à la pilosité faciale ». La salle n’a pas désempli depuis VERDUN, bien au contraire : le Saint Des Seins est complet, plus de 250 personnes ont pris d’assaut le lieu du crime. Préparez vos cervicales, car DRAWERS joue dans la catégorie sludge un peu heavy métal sur les bords (façon Crowbar), avec une voix (et une barbe) bien massive, une créativité qui fait qu’on a pas l’impression d’écouter le même morceau pendant 50 minutes, et un acharnement à foutre le boxon sur scène qui montre toute la puissance du groupe. C’est le bordel, mais un BEAU BORDEL comme on aime, et c’est pas les 300 personnes présentes qui me contrediront ! Ah oui : mention spéciale à la sangle moumoute rose fluo du bassiste, I mean : this is Sparta !

Un bond dans le temps plus tard, il est 22h30 et les Portlandais RED FANG sont prêts à nous donner du riff. Jusque là tout s’est passé de manière ultra carrée, les groupes ont joué à l’heure et la sono n’a pas trahi les zikos, on est donc contents. Je me place donc devant le retour du milieu, histoire de choper de bons acouphènes et je souris béatement en attendant le début du show… 2-3 réglages et Aaron, Bryan, David et John balancent le dernier single « Hank Is Dead » (dont on aura pu voir le clip en exclu un peu plus tôt sur l’ordi du batteur).
Je ne vous ferais pas détail de la setlist car j’ai une mémoire de poisson rouge, mais l’équilibre entre « Murder The Mountains » et « Prehistoric Dog » est largement respecté ! Ca sue, ça hurle, ça slamme, ça fume, ça picole du Pastis, la bière gicle dans tous les sens, les amplis valdinguent… Vous comprenez maintenant pourquoi je parlais de Spartiates ? Chaque morceau du groupe déclenche des réactions hystériques, je remercie grandement les 2 costauds derrière moi de faire rempart, sinon je crois que j’aurais bouffé du plancher… Giles lance un « enfoirééééés ! » retentissant entre deux morceaux : le dude a visiblement retenu le mot le plus important que je lui avait soufflé, héhé !
Au bout d’une heure, le groupe fait mine de remonter dans les loges, mais le public ne lâche pas le steack et hurle leur nom de plus en plus fort, jusqu’à ce qu’ils reviennent pour un rappel sur « Prehistoric Dog » (quelqu’un gueule d’ailleurs le culte « Hey Gandalf ! Nice Dress! »)… Violentissime, mais sublimissime. Plus de voix, plus de tibias, on repart lessivés mais putain d’heureux d’avoir pu profiter de ce groupe exceptionnel dans des conditions aussi idéales.

Red Fang Saint Des Seins foule

Un public qui respire l’amour et la joie de vivre !

Ce soir, tout était parfait : le lineup, le son, le timing, la logistique, le public heureux de vivre, la sympathie extrême des groupes, l’ambiance. C’est donc le moment où je remercie RED FANG pour l’accueil adorable, la chaleur humaine et un show terrible, et bien sûr TOULOUSE HARDCORE SHOW et NOISER ASSO pour l’organisation au poil et pareil, la sympathie.

Retrouvez la galerie photo complète du concert sur la page Facebook de LIVE FOR THE SHOW, ils assurent grave ! 

Last modified: octobre 29, 2016

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