ELECTRIC WIZARD « Black Masses » (Rise Above 2010)

BeehoWritten by Chroniques

Trois ans après l’excellentissime Witchcult Today, les anglais d’ELECTRIC WIZARD reviennent faire trembler les caves avec (hoooouuu…) « Black Masses ». Autant dire que mes espoirs sont haut placés, m’attendant à plus sombre que sombre et plus massif que massif…

L’album s’ouvre sur le riff le plus simple au monde, avec le titre éponyme, Black Masses. Titre super entraînant (!) rappelant pourtant les prémices de Sabbath (toute l’histoire du doom, n’est-il pas?), une combinaison groovy ravageuse pour ainsi dire. Après 6 minutes de « Black Mass, black mass… », on est très content et surpris par autant d’enthousiasme ! On continue l’effort sur Venus In Furs, qui maintient toujours le rythme infernal et entêtant de départ, avec une certitude : damn, les solos sont beaucoup plus mis en avant sur cet EP ! Mais c’est que ce côté psyché abusif commence vraiment à m’emporter dans sa spirale électrique, sacrebleu ! Le morceau est donc un beau tourbillon d’énergie 70’s, une cure de Juvamine dans un monde obscur. The Nightchild qui a provoqué des échos très favorable parmi les fans est un bon morceau, peu différent des deux premiers dans la forme, mais on sent un peu qu’ils commencent à s’énerver, les Anglais.

Patterns Of Evil fonce toujours plus fort et nous accroche au passage avec son groove irrésistible, pour finir dans une belle et lente orgie de crissements de cordes et autres larsens… La première moitié de l’album étant achevée, après avoir devalé sur un chariot au bord du déraillement des chemins sinueux parsemés d’hallucinations et de fumées qui font rigoler, on met le pied dans une sombre grotte où lenteur et pesanteur sont de mise. On retrouve alors le doom mammouth d’un Dopethrone ou Let It Prey, avec le morceau Satyr IX. 10 minutes de torpeur sonore perchée, constellée de parties de guitare neurotoxiques méga saturées, mais tellement bonnes. Plus bas, encore plus bas, Turn Off Your Mind et ses parties de chant mises à l’envers nous fait flirter à nouveau avec les rythmiques psyché, et Scorpio Curse nous martèle littéralement le cerveau, avec encore une fois un solo démentiel, d’une autre galaxie.

Black Masses se termine sur 8 minutes d’atmosphère hautement mystique avec le morceau Crypt Of Drugula, pas de riffs, pas de chant, juste le tonnerre et les échos lointains d’une guitare ensorcelée. Juste pour le style.

Encore une fois, je ne suis pas déçue par ELECTRIC WIZARD, et même super emballée par leur délire résolument plus psyché, au son crado pour une ambiance toujours plus old school, ramenant à la vie les guitar heroes 70’s chargés à mort de diverses substances, et proférant la mauvaise parole grâce à un groove orgasmique et une disto toujours à son max. Un truc qui vous rend fou, mais lucide à la fois.

ELECTRIC WIZARD ou comment redonner vie à un état d’esprit et en rendre fiers ses instigateurs…

ARTISTE : ELECTRIC WIZARD
ALBUM : « Black Masses »
DATE DE SORTIE : Novembre 2010
LABEL : Rise Above Records
GENRE : Doom metal / psychédélique
NOTE : ✭✭✭✭

Last modified: octobre 19, 2013

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